Système d'Alerte Précoce du Mali

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Système d'Alerte Précoce du Mali

Synthèse par indicateur, Juin -2015

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Situation alimentaire, Pluviométrie/Crues, Déprédateurs, Campagne Agricole, Elevage, Pêche, Migrations, Réserves alimentaires, Santé et nutrition, Actions humanitaires,Faits exceptionnels

Situation alimentaire 

La situation alimentaire reste satisfaisante pour la majorité des ménages du sud du pays grâce aux disponibilités en réserves alimentaires familiales, quoiqu’en diminution ;à un bon état d’approvisionnement des marchés en céréales et aux termes d’échanges favorables aux éleveurs.
Dans les régions de Gao, Tombouctou, Kidal et Mopti en partie, la situation alimentaire est plus difficile à cause des effets conjugués du -faible niveau des réserves alimentaires et de la prolongation de la soudure pastorale avec comme conséquences la mortalité élevée du cheptel, de la faiblesse de la production animale, la détérioration des termes de l’échange et la baisse de revenus. La récente dégradation de la situation sécuritaire est un facteur aggravant la perturbation des circuits économiques, les mouvements inhabituels de populations et affecte les activités agropastorales. Une érosion de moyens d’existence à travers des pertes de bétail et autres biens a été également subie par les mêmes populations. La mise à jour en juin 2015 de la situation alimentaire a identifié à travers l’ensemble du pays 4 cercles en phase de crise ; 10 en phase sous pression et 35 cercles en phase minimale. L’estimation des populations par phase de sévérité de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle fait ressortir, environ 451.000 personnes soit 2,8% de la population en phase crise et pire qui ont besoin d’une assistance alimentaire dans l’immédiat.

Pluviométrie, Crues/décrues des fleuves 
La pluviométrie présente une forte hétérogénéité suivant les stations de chefs-lieux de cercle à l’intérieur de l’ensemble des régions. Il se dégage qu’en fin de ce mois, les régions de Mopti et Ségou soient les plus arrosées et celles de Kayes et Tombouctou les moins arrosées. En effet la hauteur mensuelle est nettement plus faible que celle de juin 2014 sur la majorité des stations des régions de Kayes et Sikasso pour lesquelles elle est de proche à nettement supérieure à Bafoulabé, Kita Yélimané (Kayes), Bougouni, Yanfolila et Yorosso (Sikasso). Ailleurs dans les autres régions, elle est égale ou plus importante que celle de juin 2014 pour la majorité des stations exceptées à Dioila, Kati, Nara (Koulikoro), Ségou, Baraouéli, Macina (Ségou), Bankass, Ténenkou (Mopti) où elle est de inférieure à nettement inférieure. Comparée à la moyenne la hauteur mensuelle est de déficitaire à très déficitaire pour l’ensemble des stations de la région de Kayes, celle de Nara (Koulikoro), Sikasso, Kadiolo, Koutiala (Sikasso), Barouéli, Macina (Ségou) et Ténenkou (Mopti) ; elle est de normale à largement excédentaire ailleurs au niveau des stations de chefs-lieux de cercle. Il n’y a pas eu d’information sur les stations de la région de Tombouctou.
Quant au cumul du 1er mai au 30 juin, il est déficitaire à très déficitaire au niveau de tous les postes pluviométriques des chefs-lieux de cercle excepté à Koulikoro, Banamba, Kangaba (Koulikoro), Bougouni, Kolondiéba, Koutiala, Yanfolila (Sikasso), Ségou, Niono, San (Ségou), Mopti, Bankass, Djenné, Koro (Mopti) où il est normal à excédentaire. Comparé à l’année dernière, il est presque partout inférieur.
La situation hydrologique se caractérise par l’amorce de la montée de niveau d’eau sur l’ensemble des cours d’eau. Les cotes relevées à la date du 30 juin sont inférieures à celles de l’an passé : 2,14m contre 2,30m sur le fleuve Sénégal à la station de Kayes ; 1,18m contre 1,97m à Douna et 1,38m contre 1,78m à Mopti Ville sur le Bani et 1,13m contre 1,53m sur la confluence Bani/Niger à Mopti. Sur le fleuve Niger à la station de Diré, la côte est de 0,30m contre 0,69m l’an passé à la date du 10 Juin.

Déprédateurs 

La situation phytosanitaire est relativement calme. Toutefois une présence d’oiseaux granivores est signalée en zone ON, dans la zone inondée de Mopti et le long de la frange fluviale des régions de Tombouctou et Gao. Ce qui est une menace pour les cultures de riz de contre-saison. Des rongeurs sur les pépinières en zone ON et des chenilles sur les 1ers semis sont d’autres ennemis de cultures signalés. Les dégâts sont à présent légers. 

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Evaluation définitive de la situation alimentaire 2014-2015

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La sécurité alimentaire d’une population est assurée lorsque ses disponibilités en nature et/ou en monnaie correspondent à une quantité de produits alimentaires égale ou supérieure aux besoins minima. Cette correspondance est fonction d'une part, de l'importance des disponibilités des produits alimentaires et du pouvoir d'achat d'autre part.
Lors de sa réunion d’expertise du 2 au 5 mars 2015, l’analyse approfondie par le SAP :

  • des indicateurs et des stratégies d’adaptation spécifiques des populations pour répondre à une chute des revenus agricoles et/ou monétaires ;
  • du niveau des prix des céréales qui évoluera  à la normale ;
  • de la conjoncture internationale plus ou moins favorable ;
  • et du contexte de productions céréalières moyennes à bonnes dans la sous-région,
  • Carte du mois

a conduit le SAP à pronostiquer que la majorité des populations des régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao , Kidal et du District de Bamako ne connaîtra pas de problèmes alimentaires majeurs durant la campagne de commercialisation 2014-2015. Toutefois, malgré la production agricole jugée bonne dans le pays, la majorité des ménages de certaines communes situées dans les cercles de Youwarou (Région de Mopti), Goundam et de Niafunké (Région de Tombouctou) risquent de connaitre des difficultés plus ou moins importantes suite à la baisse notoire de leurs productions agropastorale et/ou sources de revenus. En effet, les revenus liés à la vente du bétail connaitront une évolution normale avec des prix de bétail normaux excepté dans les zones de mauvais  pâturages des régions de Tombouctou, Gao et Mopti en partie. Les revenus tirés de l’exode à l’intérieur du pays, resteront proches de la normale avec les mêmes opportunités d’emploi. Il en est de même pour les revenus des migrants à l’extérieur qui seront plus sollicités dans certaines communes du cercle de Kayes.   
Les termes de l’échange bétail/céréales seront favorables aux éleveurs partout sauf dans les zones de mauvais pâturages. Quant à ceux du poisson/céréales, ils resteront favorables mais la production est en nette baisse par rapport à une année moyenne.
L’insécurité résiduelle dans les régions du nord continue à affecter les activités économiques, la mobilité et l’accès aux marchés.
Par ailleurs, certains ménages des régions de Koulikoro, Sikasso, Mopti, Tombouctou et Gao seront éprouvés par les pertes de matériels, d’habitats et/ou de bétails suite aux inondations qu’ils ont connues durant la saison des pluies.
Ainsi, 17 communes sont classées à risque de difficultés alimentaires, 64 communes en difficultés économiques sévères, 61 communes en difficultés économiques légères et 11 communes en situation particulière (carte n°2 ci-dessous et tableaux 3, 4, 5 et 6 ).
NB : Les populations en insécurité alimentaire seront déterminées par le Cadre harmonisé (tableaux 1, 2, 7 et 8).

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