Système d'Alerte Précoce du Mali

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Système d'Alerte Précoce du Mali

Synthèse par indicateur, Décembre-2014

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Situation alimentaire, Pluviométrie/Crues, Déprédateurs, Campagne Agricole, Elevage, Pêche, Migrations, Réserves alimentaires, Santé et nutrition, Actions humanitaires,Faits exceptionnels

Situation alimentaire 

La situation alimentaire reste satisfaisante dans la grande majorité des ménages du pays grâce à une production céréalière bonne à moyenne suivant les cercles et un bon état d’approvisionnement des marchés en céréales offertes à des prix globalement stables ou à la baisse.  
Toutefois, en raison de la baisse de la production agro-sylvo-pastorale par endroits et de l’impact de l’insécurité résiduelle sur les circuits d’approvisionnement et les activités génératrices de revenus sont pronostiquées pour la période de soudure à venir :

  • 16 communes  à risque de difficultés alimentaires ;
  • 46 communes en difficultés économiques sévères ;
  • 41 communes en difficultés économiques légères ;
  • et 11 communes en situation particulière.

Le déroulement du cadre harmonisé qui, au-delà des indicateurs de nutrition, intègre la pauvreté structurelle, identifie à travers le pays pour la période de janvier à mars 2015, 34 cercles en phase minimale et 15 cercles sous pression. L’estimation des populations par phase de sévérité de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle fait ressortir, pour la phase courante (octobre à décembre) 1 681 313 personnes (soit environ 10% de la population) en phase sous pression et 263 039 personnes (soit environ 1,5% de la population) en phase de crise ou pire qui ont besoins d’une assistance alimentaire à court terme. En projection (janvier à mars) cette population en insécurité alimentaire passe à 1 801 497 personnes en phase sous pression et 270 734 personnes en phase de crise ou pire.

Pluviométrie, Crues/décrues des fleuves 
La situation hydrologique est marquée par  la poursuite de la baisse du niveau sur tous les cours d’eau. Les hauteurs d’eau sont inférieures à celles de l’année dernière. L’inondation des lacs et mares à cultures de décrue des régions de Mopti et Tombouctou se poursuit mais les niveaux sont nettement inférieurs à ceux de l’année dernière et d’une année moyenne.

Déprédateurs 

La situation phytosanitaire est relativement calme, toutefois, on note de légers dégâts dus à :

  • divers insectes (sauteriaux, chenilles, piqueurs-suceurs, …) sur les cultures maraichères dans les régions de Koulikoro (Koulikoro, Nara), Sikasso (Bougouni), Ségou (Macina), Tombouctou (Goundam) et Gao ;
  • aux rongeurs sur les pépinières de riz dans la zone ON de Macina.

La présence des oiseaux est encore signalée dans les zones rizicoles des régions de Mopti, Tombouctou et Gao. 

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Evaluation provisoire de la situation alimentaire 2014-2015

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La sécurité alimentaire d’une population est assurée lorsque ses disponibilités en nature et/ou en monnaie correspondent à une quantité de produits alimentaires égale ou supérieure aux besoins minima. Cette correspondance est fonction d'une part, de l'importance des disponibilités des produits alimentaires et du pouvoir d'achat d'autre part.
Lors de sa réunion d’expertise du 27 au 30 octobre 2014, l’analyse approfondie par le SAP :

  • des indicateurs et des stratégies d’adaptation spécifiques des populations pour répondre à une chute des revenus agricoles et/ou monétaires ;
  • du niveau des prix des céréales qui évoluera à la normale ;
  • de la conjoncture internationale plus ou moins favorable ;
  • et du contexte de productions céréalièCarte du moisres moyennes dans la sous-région,

a conduit le SAP à pronostiquer que la majorité des populations des régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao , Kidal et du District de Bamako ne connaîtra pas de problèmes alimentaires majeurs durant la campagne de commercialisation 2014-2015. Toutefois, malgré la production agricole jugée bonne dans le pays, la majorité des ménages de certaines communes situées dans les cercles de Goundam et de Niafunké (Région de Tombouctou) risquent de connaitre des difficultés plus ou moins importantes suite à la baisse notoire de leurs productions agropastorale et/ou sources de revenus. En effet, les revenus liés à la vente du bétail connaitront une évolution normale avec des prix de bétail assez soutenus excepté dans les zones de mauvais pâturages des régions de Tombouctou, Gao et Mopti en partie. Les revenus tirés de l’exode à l’intérieur du pays, resteront proches de la normale avec les mêmes opportunités d’emploi. Il en est de même pour les revenus des migrants à l’extérieur qui seront plus sollicités dans certaines communes du cercle de Kayes.
Les termes de l’échange bétail/céréales seront favorables aux éleveurs partout sauf dans les zones de mauvais pâturages. Quant à ceux du poisson/céréales, ils resteront favorables mais la production est en nette baisse par rapport à une année moyenne.
L’insécurité résiduelle dans les régions du nord continue à affecter les activités économiques, la mobilité et l’accès aux marchés.
Par ailleurs, certains ménages des régions de Koulikoro, Sikasso, Mopti, Tombouctou et Gao seront éprouvés par les pertes de matériels, d’habitats et/ou de bétails suite aux inondations qu’ils ont connues durant la saison des pluies.
Ainsi, 16 communes sont classées à risque de difficultés alimentaires, 46 communes en difficultés économiques sévères, 41 communes en difficultés économiques légères et 11 communes de la région de Kidal en situation particulière liée au conflit (carte n°2 ci-dessous et tableaux 1, 2, 3 et 4 en annexe).

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