Système d'Alerte Précoce du Mali

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
Système d'Alerte Précoce du Mali

Synthèse par indicateur, Mai -2015

Envoyer Imprimer PDF

Situation alimentaire, Pluviométrie/Crues, Déprédateurs, Campagne Agricole, Elevage, Pêche, Migrations, Réserves alimentaires, Santé et nutrition, Actions humanitaires,Faits exceptionnels

Situation alimentaire 

La situation alimentaire reste normale pour la majorité des ménages au sud du pays grâce à une disponibilité moyenne à importante en réserves alimentaires, un bon approvisionnement des principaux marchés et des termes de l’échange qui restent favorables aux éleveurs.
Dans les régions de Gao, Tombouctou, Kidal et  en partie Mopti, la situation alimentaire est marquée par le très faible niveau des réserves alimentaires, la précocité et la sévérité de la soudure pastorale dont les conséquences sont : la baisse de la production, le risque élevé de mortalité du bétail,  la réduction des revenus des ménages et la détérioration des termes de l’échange. Dans cette partie du pays, la dégradation de la situation sécuritaire affecte sérieusement l’approvisionnement en denrées alimentaires. Cette insécurité a entrainé des mouvements importants de personnes vers les villes et même vers les pays voisins, des enlèvements de bétail et autres biens et des abandons de villages surtout dans la région de Tombouctou.
L’exercice du cadre harmonisé qui intègre toutes les autres analyses de vulnérabilité et qui prend en compte la pauvreté structurelle a identifié à travers le pays pour la période de soudure, 3 cercles en phase crise, 11 cercles sous pression et 35 cercles en phase minimale. L’estimation des populations par phase de sévérité de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle a fait ressortir 2 712 000 personnes (soit 17% de la population) en phase sous pression et 410 000 personnes (2,6% de la population) en phase de crise ou pire qui ont besoin d’une assistance à court terme.

Pluviométrie, Crues/décrues des fleuves 
Les hauteurs de pluies recueillies au cours du mois sont très déficitaires par rapport à l’année dernière et à la moyenne interannuelle 1981-2010 au niveau de tous les postes des chefs-lieux de cercle excepté à Bougouni, Kolondiéba, Koutiala, Yanfolila (Région de Sikasso) et San (Région de Ségou) où elles sont normales à excédentaires.
La situation hydrologique en fin de mois est marquée par la poursuite de la baisse du niveau sur tous les cours d’eau. Les hauteurs d’eau sont inférieures ou égales à celles de l’année dernière.

Déprédateurs 

La situation phytosanitaire est relativement calme, cependant, on note la présence des oiseaux granivores dans les zones rizicoles de l’Office du Niger et de San Ouest.. 

Lire la suite...
 

Evaluation définitive de la situation alimentaire 2014-2015

Envoyer Imprimer

La sécurité alimentaire d’une population est assurée lorsque ses disponibilités en nature et/ou en monnaie correspondent à une quantité de produits alimentaires égale ou supérieure aux besoins minima. Cette correspondance est fonction d'une part, de l'importance des disponibilités des produits alimentaires et du pouvoir d'achat d'autre part.
Lors de sa réunion d’expertise du 2 au 5 mars 2015, l’analyse approfondie par le SAP :

  • des indicateurs et des stratégies d’adaptation spécifiques des populations pour répondre à une chute des revenus agricoles et/ou monétaires ;
  • du niveau des prix des céréales qui évoluera  à la normale ;
  • de la conjoncture internationale plus ou moins favorable ;
  • et du contexte de productions céréalières moyennes à bonnes dans la sous-région,
  • Carte du mois

a conduit le SAP à pronostiquer que la majorité des populations des régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao , Kidal et du District de Bamako ne connaîtra pas de problèmes alimentaires majeurs durant la campagne de commercialisation 2014-2015. Toutefois, malgré la production agricole jugée bonne dans le pays, la majorité des ménages de certaines communes situées dans les cercles de Youwarou (Région de Mopti), Goundam et de Niafunké (Région de Tombouctou) risquent de connaitre des difficultés plus ou moins importantes suite à la baisse notoire de leurs productions agropastorale et/ou sources de revenus. En effet, les revenus liés à la vente du bétail connaitront une évolution normale avec des prix de bétail normaux excepté dans les zones de mauvais  pâturages des régions de Tombouctou, Gao et Mopti en partie. Les revenus tirés de l’exode à l’intérieur du pays, resteront proches de la normale avec les mêmes opportunités d’emploi. Il en est de même pour les revenus des migrants à l’extérieur qui seront plus sollicités dans certaines communes du cercle de Kayes.   
Les termes de l’échange bétail/céréales seront favorables aux éleveurs partout sauf dans les zones de mauvais pâturages. Quant à ceux du poisson/céréales, ils resteront favorables mais la production est en nette baisse par rapport à une année moyenne.
L’insécurité résiduelle dans les régions du nord continue à affecter les activités économiques, la mobilité et l’accès aux marchés.
Par ailleurs, certains ménages des régions de Koulikoro, Sikasso, Mopti, Tombouctou et Gao seront éprouvés par les pertes de matériels, d’habitats et/ou de bétails suite aux inondations qu’ils ont connues durant la saison des pluies.
Ainsi, 17 communes sont classées à risque de difficultés alimentaires, 64 communes en difficultés économiques sévères, 61 communes en difficultés économiques légères et 11 communes en situation particulière (carte n°2 ci-dessous et tableaux 3, 4, 5 et 6 ).
NB : Les populations en insécurité alimentaire seront déterminées par le Cadre harmonisé (tableaux 1, 2, 7 et 8).

Lire la suite...
 

Evènements

Juillet 2015
D L Ma Me J V S
28 29 30 1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31 1