Système d'Alerte Précoce du Mali

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Système d'Alerte Précoce du Mali

Synthèse par indicateur, Mars -2015

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Situation alimentaire, Pluviométrie/Crues, Déprédateurs, Campagne Agricole, Elevage, Pêche, Migrations, Réserves alimentaires, Santé et nutrition, Actions humanitaires,Faits exceptionnels

Situation alimentaire 

La situation alimentaire est normale dans l’ensemble grâce au bon niveau de reconstitution des stocks familiaux, au bon état d’approvisionnement des marchés en céréales, des prix stables ou en baisse par rapport à la moyenne quinquennale. Toutefois, dans certaines zones pastorales du nord, la soudure a commencé précocement et s’annonce difficile. Au titre de l’année alimentaire, en raison de la baisse de la production agro-sylvo-pastorale par endroits et de l’impact de l’insécurité sur les circuits d’approvisionnement et les activités génératrices de revenus notamment au nord du pays, 17 communes sont à risque de difficultés alimentaires ; 64 communes à risque de difficultés économiques sévères ;  61 communes à risque de difficultés économiques légères et 11 communes en situation particulière.
L’exercice du cadre harmonisé a identifié à travers le pays pour la période de janvier à mars 2015, 2 cercles en phase crise, 11 cercles sous pression et 36 cercles en phase minimale. L’estimation des populations par phase de sévérité de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle fait ressortir 240 878 personnes (soit environ 1,6% de la population) en phase de crise ou pire qui ont besoins d’une assistance alimentaire à court terme et 2 376 785 personnes (soit environ 15% de la population) en phase sous pression. Projetée à la période de soudure (avril-août) cette population en insécurité alimentaire passe à 409 852 personnes (2,6% de la population) en phase de crise ou pire et 2 712 403 personnes (soit 17% de la population) en phase sous pression..

Pluviométrie, Crues/décrues des fleuves 
La situation hydrologique en fin de mois est marquée par la poursuite de la baisse du niveau sur tous les cours d’eau. Les hauteurs d’eau sont inférieures à celles d’une année moyenne sur tous les cours d’eau à l’exception du Niger à Bamako, du Bani à Douna et du Sénégal à Kayes. Les mares et lacs propices pour les cultures de décrue dans les régions de Mopti et Tombouctou ont été faiblement inondés.

Déprédateurs 

La situation phytosanitaire est relativement calme, cependant, on note :

  • dans la zone de l’Office du Niger, la présence des oiseaux granivores (Kouroumari, N’Débougou) et l’apparition des rats (Molodo et Ké-Macina) ;
  • dans les régions de Gao et Tombouctou, des attaques légères de chenilles, sautériaux et coléoptères sur les cultures maraîchères et de décrue 
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Evaluation définitive de la situation alimentaire 2014-2015

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La sécurité alimentaire d’une population est assurée lorsque ses disponibilités en nature et/ou en monnaie correspondent à une quantité de produits alimentaires égale ou supérieure aux besoins minima. Cette correspondance est fonction d'une part, de l'importance des disponibilités des produits alimentaires et du pouvoir d'achat d'autre part.
Lors de sa réunion d’expertise du 2 au 5 mars 2015, l’analyse approfondie par le SAP :

  • des indicateurs et des stratégies d’adaptation spécifiques des populations pour répondre à une chute des revenus agricoles et/ou monétaires ;
  • du niveau des prix des céréales qui évoluera  à la normale ;
  • de la conjoncture internationale plus ou moins favorable ;
  • et du contexte de productions céréalières moyennes à bonnes dans la sous-région,
  • Carte du mois

a conduit le SAP à pronostiquer que la majorité des populations des régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao , Kidal et du District de Bamako ne connaîtra pas de problèmes alimentaires majeurs durant la campagne de commercialisation 2014-2015. Toutefois, malgré la production agricole jugée bonne dans le pays, la majorité des ménages de certaines communes situées dans les cercles de Youwarou (Région de Mopti), Goundam et de Niafunké (Région de Tombouctou) risquent de connaitre des difficultés plus ou moins importantes suite à la baisse notoire de leurs productions agropastorale et/ou sources de revenus. En effet, les revenus liés à la vente du bétail connaitront une évolution normale avec des prix de bétail normaux excepté dans les zones de mauvais  pâturages des régions de Tombouctou, Gao et Mopti en partie. Les revenus tirés de l’exode à l’intérieur du pays, resteront proches de la normale avec les mêmes opportunités d’emploi. Il en est de même pour les revenus des migrants à l’extérieur qui seront plus sollicités dans certaines communes du cercle de Kayes.   
Les termes de l’échange bétail/céréales seront favorables aux éleveurs partout sauf dans les zones de mauvais pâturages. Quant à ceux du poisson/céréales, ils resteront favorables mais la production est en nette baisse par rapport à une année moyenne.
L’insécurité résiduelle dans les régions du nord continue à affecter les activités économiques, la mobilité et l’accès aux marchés.
Par ailleurs, certains ménages des régions de Koulikoro, Sikasso, Mopti, Tombouctou et Gao seront éprouvés par les pertes de matériels, d’habitats et/ou de bétails suite aux inondations qu’ils ont connues durant la saison des pluies.
Ainsi, 17 communes sont classées à risque de difficultés alimentaires, 64 communes en difficultés économiques sévères, 61 communes en difficultés économiques légères et 11 communes en situation particulière (carte n°2 ci-dessous et tableaux 3, 4, 5 et 6 ).
NB : Les populations en insécurité alimentaire seront déterminées par le Cadre harmonisé (tableaux 1, 2, 7 et 8).

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