Système d'Alerte Précoce du Mali

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Système d'Alerte Précoce du Mali

Synthèse par indicateur, Juillet -2015

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Situation alimentaire, Pluviométrie/Crues, Déprédateurs, Campagne Agricole, Elevage, Pêche, Migrations, Réserves alimentaires, Santé et nutrition, Actions humanitaires,Faits exceptionnels

Situation alimentaire 

En cette période de soudure, la situation alimentaire reste normale au centre et au sud du pays grâce à un bon état d’approvisionnement des marchés en céréales offertes à des prix inférieurs à la moyenne quinquennale, à la disponibilité en réserves alimentaires familiales, quoiqu’en diminution, à l’amélioration des conditions d’élevage et aux termes d’échanges favorables aux éleveurs.
Dans les régions de Gao, Tombouctou, Kidal et Mopti en partie, la situation alimentaire demeure difficile à cause des effets conjugués du faible niveau des réserves alimentaires, de la faiblesse de la production animale malgré un début d’amélioration des conditions d’élevage, de la détérioration des termes de l’échange et de l’impact de la situation sécuritaire encore volatile.
Aussi, l’exercice du cadre harmonisé qui intègre toutes les analyses de vulnérabilité et qui prend en compte la pauvreté structurelle a identifié à travers le pays pour la période de soudure, environ 451 000 personnes soit 2,8% de la population en phase crise et pire qui ont besoin d’une assistance alimentaire dans l’immédiat. Cependant, l’exécution du Plan National de Réponse permet d’atténuer les difficultés de ces populations.

Pluviométrie, Crues/décrues des fleuves 
Les hauteurs mensuelles de pluies sont normales à excédentaires voire largement excédentaire au niveau de tous les postes des chefs-lieux de cercle excepté à Nioro, Yélimané, Banamba, Dioila, Sikasso, Ségou, Barouéli, Bankass, Koro où elles sont déficitaires à très déficitaires. Ces hauteurs sont presque partout supérieures à celles à celles de l’année dernière. Le cumul pluviométrique du 1er mai au 31 juillet, demeure déficitaire à très déficitaire dans la région de Kayes excepté aux postes de Bafoulabé, Kéniéba où il est normal tandis qu’il est normal à excédentaire ailleurs dans les autres régions à l’exception des postes de Dioila, Sikasso, Barouéli, Bandiagara, Bankass et Niafunké où il est déficitaire à très déficitaire.
On note une normalisation de la pluviométrie au cours de ce mois durant lequel de grandes pluies diluviennes ont causé des inondations dans les régions de Mopti (à Pétaka, et Every dans le cercle de Douentza), Gao (dans certains quartiers de Gao ville).
La situation hydrologique se caractérise par la poursuite de la montée de niveau d’eau sur l’ensemble des cours d’eau. Les cotes relevées sont inférieures à celles de l’an passé sur tous les cours d’eau à l’exception du bassin du Bani, du Niger en amont de Koulikoro et du bassin du Sénégal.
Les hauteurs d’eau sont inférieures ou similaires à celles d’une année moyenne sur tous les cours d’eau excepté le Bani à Douna et le Sénégal à Kayes.

Déprédateurs 

La situation phytosanitaire est relativement calme. Toutefois une présence d’oiseaux granivores est signalée dans les zones ON, ORS de la région de Ségou ; dans la zone inondée de Mopti et le long de la frange fluviale des régions de Tombouctou et Gao. Des dégâts légers sont signalés sur le riz de contre saison et sur les pépinières dans la région de Tombouctou.
En outre, on note :

  • Des rongeurs avec des dégâts légers sur les pépinières en zone ON ;
  • Des sauteriaux  avec des dégâts légers sur la laitue, le maïs dans les régions de Kayes (Kayes),    Koulikoro (Kati), Sikasso (Kaboïla) et Mopti (Douentza). Ces sauteriaux sont aussi signalés dans les bas-fonds, aux abords des champs et dans les jachères ;
  • Des coléoptères avec des dégâts légers sur le gombo, le concombre, le mil, le sorgho, le riz et la pastèque dans les régions de Koulikoro (Kati, Banamba), Sikasso (Sikasso, Bougouni, Kolondièba, Yanfolila) et Gao (Ansongo) ;
  • Des chenilles (Spodoptera sp) avec des dégâts légers sur le chou, la tomate, le poivron vert, le mil, le sorgho, le maïs, le riz, l’arachide, la patate douce, la pastèque et les jachères dans les régions de Koulikoro (Kati) et de Sikasso (Sikasso, Bougouni, Koutiala et Kolondièba ;
  • Des pucerons (Aphis sp) avec des dégâts légers sur les feuilles de poivron vert, de haricot vert, de piment, de tomate, de concombre, de mil, de niébé, d’arachide et de gombo dans les régions de Kayes (Kayes), Sikasso (Sikasso, Bougouni et Yanfolila) et Mopti ;
  • Des iules avec des dégâts légers sur le collet des jeunes plants de sorgho et de niébé dans les régions de Kayes (Kobada-banlieu, Banzana et Bougourou) et de Koulikoro (Kati et Dioïla).. 
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Evaluation définitive de la situation alimentaire 2014-2015

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La sécurité alimentaire d’une population est assurée lorsque ses disponibilités en nature et/ou en monnaie correspondent à une quantité de produits alimentaires égale ou supérieure aux besoins minima. Cette correspondance est fonction d'une part, de l'importance des disponibilités des produits alimentaires et du pouvoir d'achat d'autre part.
Lors de sa réunion d’expertise du 2 au 5 mars 2015, l’analyse approfondie par le SAP :

  • des indicateurs et des stratégies d’adaptation spécifiques des populations pour répondre à une chute des revenus agricoles et/ou monétaires ;
  • du niveau des prix des céréales qui évoluera  à la normale ;
  • de la conjoncture internationale plus ou moins favorable ;
  • et du contexte de productions céréalières moyennes à bonnes dans la sous-région,
  • Carte du mois

a conduit le SAP à pronostiquer que la majorité des populations des régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao , Kidal et du District de Bamako ne connaîtra pas de problèmes alimentaires majeurs durant la campagne de commercialisation 2014-2015. Toutefois, malgré la production agricole jugée bonne dans le pays, la majorité des ménages de certaines communes situées dans les cercles de Youwarou (Région de Mopti), Goundam et de Niafunké (Région de Tombouctou) risquent de connaitre des difficultés plus ou moins importantes suite à la baisse notoire de leurs productions agropastorale et/ou sources de revenus. En effet, les revenus liés à la vente du bétail connaitront une évolution normale avec des prix de bétail normaux excepté dans les zones de mauvais  pâturages des régions de Tombouctou, Gao et Mopti en partie. Les revenus tirés de l’exode à l’intérieur du pays, resteront proches de la normale avec les mêmes opportunités d’emploi. Il en est de même pour les revenus des migrants à l’extérieur qui seront plus sollicités dans certaines communes du cercle de Kayes.   
Les termes de l’échange bétail/céréales seront favorables aux éleveurs partout sauf dans les zones de mauvais pâturages. Quant à ceux du poisson/céréales, ils resteront favorables mais la production est en nette baisse par rapport à une année moyenne.
L’insécurité résiduelle dans les régions du nord continue à affecter les activités économiques, la mobilité et l’accès aux marchés.
Par ailleurs, certains ménages des régions de Koulikoro, Sikasso, Mopti, Tombouctou et Gao seront éprouvés par les pertes de matériels, d’habitats et/ou de bétails suite aux inondations qu’ils ont connues durant la saison des pluies.
Ainsi, 17 communes sont classées à risque de difficultés alimentaires, 64 communes en difficultés économiques sévères, 61 communes en difficultés économiques légères et 11 communes en situation particulière (carte n°2 ci-dessous et tableaux 3, 4, 5 et 6 ).
NB : Les populations en insécurité alimentaire seront déterminées par le Cadre harmonisé (tableaux 1, 2, 7 et 8).

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